Kyūshū au Japon

Activités Asie City-trip Culture Découvertes Destinations Japon Kyūshū

Hello, retour au Japon, sur l’île de l’archipel nippon la plus proche de la Chine, de la Corée et de l’Asie du sud-est, la cosmopolite Kyūshū.

Au pays de la perle de rosée

Kyūshū est réputée pour son shōchū, une eau de vie plus forte que le saké, mais aussi pour son thé. L’île produit une variété de thé vert dont le nom signifie “perle de rosée”.

Lors de mon tour du monde, j’ai pu passer dans ces plantations avec mon vélo et cela donne de belles ondulations aux paysages, ce sont les plantations du Yame Central Tea Garden au sud de la ville de Fukuoka, la plus grande localité de l’île.

J’avais déjà vu des plantations de thé au Sri Lanka, mais là, j’étais surprise de voir qu’il y avait des pylônes portant des ventilateurs destinés à fournir aux plantes les conditions optimales au développement de leur saveur aromatique. Il faut dire qu’ici, on ramasse le thé à la main.

L’art délicat de la céramique

Le musée de la Céramique à Arita

 

 

L’Île la plus au sud du pays, et donc la plus proche de la Chine, de la péninsule coréenne et des pays du Sud-Est asiatique, Kyūshū a été de longue date l’une des régions du pays les plus ouvertes au reste de l’Asie.

L’art de la céramique en atteste avec une grande délicatesse.

À Arita, le musée de la Céramique revient salle après salle sur l’évolution du savoir-faire des céramistes, des premières techniques venues de Corée à leur adaptation au style local et aux goûts européens par des maîtres japonais, de plus en plus près, au fil du temps, de dépasser le savoir-faire chinois.

Arita se situe dans la préfecture de Saga, entre les préfectures de Fukuoka et de Nagasaki.

Le musée de la Céramique à Arita © Joachim Ducos

Un village de porcelaine

Dans les rues du village d'Okawachiyama

Non loin d’Arita, le village d’Okawachimaya tient une place à part dans l’histoire de la céramique sur l’île de Kyūshū. On a pu traverser ce village à vélo et c’était vraiment agréable.

En 1616, des potiers coréens découvrirent en effet à proximité un gisement de kaolin, variété d’argile blanche nécessaire à la réalisation de la porcelaine.

Cette technique on ne peut plus délicate, car elle nécessite une cuisson à près de 1400 °c, permet de réaliser des pièces d’une blancheur et d’une finesse inégalées.

La “porcelaine d’Imari” devint ainsi mondialement connue, d’autant plus que la Compagnie Néerlandaise des Indes orientales la popularisa en y ajoutant des motifs bleus. Soucieux de préserver cette manne, les membres du clan local Nabeshima bâtirent une série de fours dans le modeste village d’Okawachimaya, et firent en sorte de le protéger des regards et des convoitises.

Le bourg fut ainsi surnommé « le village des fours secrets ». Aujourd’hui, ce petit hameau paisible est encore entièrement dédié à la porcelaine : une trentaine d’ateliers-boutiques bordent ses ruelles pavées où il fait bon déambuler.

Dans les rues du village d’Okawachiyama © Joachim Ducos

Les églises de Nagasaki

Nagasaki pourrait se raconter par ses églises et c’est assez surprenant.
Dans ce pays où le catholicisme est très largement minoritaire, deux églises chrétiennes de la ville ont en effet eu un destin tristement célèbre.

La première rappelle le martyr de la ville tout entière : le 9 août 1945, la deuxième bombe atomique lancée par les États-Unis sur le Japon détruisit intégralement la cathédrale de l’Immaculée-Conception (aussi appelée cathédrale d’Urakami), qui était alors la plus grande église catholique d’Asie.

Rebâtie en 1959, elle présente derrière sa haute façade de briques quelques rares artefacts du bâtiment d’origine, bâti par des prêtres missionnaires français, qui rendent sa visite particulièrement émouvante.

Plus proche du centre-ville, l’église d’Oura (aussi connue sous le nom d’église des Vingt-Six-Martyrs) a pour sa part été inscrite en 2018 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, en même temps que onze autres « sites chrétiens cachés de la région de Nagasaki », qui témoignent de l’interdiction de la foi chrétienne dans le pays entre les XVIIe et XIXe siècles.

Préfigurant le retour en grâce des communautés chrétiennes, cet édifice de briques blanches de style néogothique a été construit en 1864 grâce aux efforts du père français Bernard Petitjean, en l’honneur de prêtres européens et japonais crucifiés dans la ville en 1597.

Vraiment de ces trois mois au Japon, j’en garde un souvenir impérissable et je n’ai qu’une envie c’est y retourner, encore trois mois, pour explorer le nord du pays cette fois, mais voir encore tant d’autres choses. Je rêve d’y faire le pélerinage des 88 temples à pied d’ailleurs. Une lubie !

*Article et photos tirés de Lonely planet France.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *