Culture et montagnes en Géorgie

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Reprenons le voyage à travers culture et montagnes en Géorgie.
Souvenez-vous, je vous avais laissé après mes premières impressions dans ce nouveau pays pour moi.

MTSKHETA

Direction Mtskheta, que je ne sais toujours pas écrire sans en avoir le nom sous les yeux…

Il s’agit de l’ancienne capitale de la Géorgie et j’ai beaucoup aimé ce lieu. Outre les attrapes touristes du début de visite, je dois dire que les lieux sont très riche. Nous visiterons le monastère de Djvari qui date du VIe siècle. Il est doté de courbes harmonieuses et la cathédrale à coupole de Svétistkhovéli est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

C’est un monument sacré, car on dit qu’elle renferme la tunique de Jésus.

J’ai toujours un peu de mal avec ses églises vides, enfin sans chaises et sans bancs, vous m’avez compris.

Mais, celle-ci est très travaillée. Il y a des fresques, beaucoup d’icônes et de mosaïques. On trouve aussi des tombeaux et bien sûr le trône du catholicos patriarche. J’ai beaucoup aimé les signes du zodiaques autour du christ Pantocrator.

Légendes

L’une des légendes du lieu raconte qu’un Juif du nom d’Elias aurait assisté à la Crucifixion. Il aurait racheté à un soldat romain la tunique du Christ et l’aurait rapporté en Géorgie.

Après quoi, sa soeur Sidonie aurait pris la tunique sacrée et aurait été submergée d’une telle émotion qu’elle en serait morte. Mais impossible à ce corps de lâcher la tunique et elle fut donc enterrée avec.

Un cèdre du Liban aurait alors poussé sur sa tombe.

Ensuite, deux versions de la légende font mention de ce qu’il advint du cèdre.

La première dit que les bâtisseurs voulurent abattre le cèdre pour utiliser son bois dans la construction de l’église, mais l’arbre restait toujours debout. Devant un tel prodige, Saint Nino se mit en prière et l’arbre se déplaça tout seul et reprit vie. Il se serait même mis à produire une huile miraculeuse qui guérissait tous les maux.

La seconde explique que les bâtisseurs utilisèrent le cèdre pour confectionner sept piliers. Aucun souci pour placer les six premiers mais le septième s’envola et seule Saint Nino parvint après une nuit de prière à le ramener sur terre. Là encore, il se serait mis à produire un liquide miraculeux.

Alors, c’est en souvenir de ce miracle que l’église fut appelée Svétitskhovéli, c’est-à-dire Pilier qui donne la vie.

Route militaire

Monument Géorgie Russie
Monument Géorgie Russie

Après cette belle visite, nous avons repris la route pour emprunter l’impressionnante route militaire de Géorgie.

C’est la seule voie d’accès pour aller vers le toit de l’Europe. On a failli pas l’atteindre car de fortes pluies avaient causé de gros dégâts dans le coin. Cette route relie la Géorgie à la Russie par le Grand Caucase et le nombre de camions présents était plus qu’impressionnent !

Sur cette route se trouve le mont Kazbek (altitude 5 047 m), le troisième plus haut sommet du Caucase, couvert de neiges éternelles. Un rêve !

LE COMPLEXE D’ANANOURI

Sur notre route, nous nous arrêterons sur un autre monument emblématique : l’ensemble architectural monastique d’Ananouri. Situé à la jonction de deux rivières, le château surplombe un magnifique lac entre les collines boisées, le complexe, datant des XVIe-XVIIe siècles, n’en est que plus impressionnant.

Une fois franchi le col de la Croix (2379 m), les portes du Caucase-Nord s’ouvrent à nous. Encore et toujours entre culture et montagnes en Géorgie.

Enfin, nous arrivons au village de Stepantsminda, au pied du “géant” Kazbek (5047 m). Montagne mythologique, appelée également mont Caucase, c’est sur ces rochers que le Titan Prométhée, puni par Zeus pour avoir donné le feu aux hommes, fut attaché et condamné à avoir chaque jour le foie dévoré par un aigle.

Nous ne ferons pas l’ascension du Kazbek, ce n’est pas le but de ce beau voyage, mais je crois ne pas être la seule à en rêver.

Une belle randonnée s’offrira à nous, celle du départ pour l’ascension du Kazbek, pas mal non ?

Nous cheminerons avec ceux qui, eux, iront au bout de l’ascension. Souvent ils sont accompagnés par des mules qui portent une bonne partie de leurs équipements.

Villages et mont Chaukhebi (3842 m) dans la vallée de Sno

J’ai du mal à imaginer que je suis là. Là où ses montagnes séparent l’Europe de l’Asie. Dans une vallée perdue au milieu de nul part.

Le bus nous déposera au pied d’une rivière : Tergui. Nous continuerons à pied car des câbles électriques sont tombés sur la route et elle est impraticables pour les véhicules.
Nous, nous allons à Djouta (2100 m) au bout de la vallée de Sno. C’est un monde à part ! On dit que c’est le deuxième village habité le plus haut d’Europe après Ouchgouli. Sachez qu’il est coupé du monde pendant les six mois d’hiver.

La randonnée devait débuter ici pour aller sur les pentes rocheuses du mont Chaukhebi à 2500 m.

Le sentier est superbe, il sillonne la vallée jusqu’au pied du mont. Nous ne pourrons pas aller voir les cascades car il y a beaucoup trop d’eau et nous ne pouvons pas passer le ruisseau habituel… mais on prendra un verre dans une petite cabane bistrot tenue par une vieille dame super vaillante. Dois-je dire plus vaillante que moi ? Il est vrai que lorsque cela monte, mon cardio est dans les choux. Je monte très lentement, mais je monte… simplement, je n’arrive pas à améliorer ma condition pour rattraper le rythme. Elle, elle semble presque galoper et pourtant elle marche avec une canne. Aurai-je honte de moi ?

Bref, l’heure du retour à Stepantsminda a sonné et il est l’heure d’aller voir et apprendre à fabriquer du feutre. C’est ma super coloc qui sera de corvée pour rouler, longuement, le feutre pour le façonner.

Après ce dur labeur, la pause bien méritée se fait. Nous dégusterons de fantastiques confitures locales.
Je n’ai pas tout aimé, mais celle au lilas m’a bien plu.

Depuis Kazbegi

Nous avons la chance de séjourner dans le coin et pour la randonnée du jour nous irons à Kazbegi. Nous débutons la randonnée dans une campagne verdoyante, jusqu’à rejoindre l’église de la Sainte-Trinité (2170 m). D’ici le panorama est fabuleux.

La chapelle Tsminda Saméba ou Sainte-Trinité de Gergéti, nichée au creux des cimes enneigées, domine fièrement Stepantsminda (autre nom de Kazbegi). La randonnée se poursuit tout en prenant de l’altitude afin d’arriver à un col (2950 m) qui offre un magnifique point de vue sur le glacier et sur le sommet du Kazbek (5047 m) par temps dégagé.

En fin de journée nous ferons route vers Gudauri. Mais nous nous arrêterons sur la route pour jeter un oeil au Mémorial de l’amitié russo-géorgienne (1983), fêtant le bicentenaire du traité de Gueorguievsk.

Il y a beaucoup de monde ici, j’en profite pour faire une géocache et on admire les parapentistes qui s’éclatent dans cette vallée.

VALLÉE DE KHADA – SITE TROGLODYTIQUE DE UPLISTSIKHE ET MUSÉE DE STALINE

Khertvisi
Khertvisi

Depuis Gudauri, direction la vallée de Khada pour une dernière randonnée dans les magnifiques gorges de Khada, entourées d’une nature fascinante.

Le chemin nous conduit à un petit château du XVe-XVIIe siècle lové dans un écrin de verdure.

Puis finalement nous atteignons le village de Kvesheti où nous pique-niquerons.

Enfin, direction la cité troglodytique d’Ouplistsikhé (Ier millénaire av. J.-C.), qui était l’une des branches importantes de la route de la Soie. En fait, cette visite nous l’avons faite avant d’aller vers le Kazbeck, car la route militaire était fermée suite à des éboulements. Nous avions finalement pu reprendre le parcours initial après cette visite de cité troglodytique. Ce qui fait que ce jour là, nous avons filé directement à Gori.

Nous avions donc du temps et j’avoue avoir un peu poussé pour que l’on puisse faire la visite de la maison natale de Staline et le musée attenant. En effet, je voulais voir ce qui était mis en place pour cet homme…

Rien sur les atrocités causées par ce personnage… Incroyable de voir qu’un musée aura pu être bâti après sa mort. Il me semble inconcevable de dédier un musée à un homme responsable des pires exactions.

SITE DE VARDZIA et LACS PARAVANI

Vardzia
Vardzia

Encore une visite de ville troglodytique. Cette fois, direction Vardzia (XIIsiècle) qui comptait près de 3 000 grottes.

On se proménera dans la cité qui domine un vaste canyon semi-désertique. Ici, sous le règne de la reine Tamar, s’élevait l’un des plus grands centres urbains de la Géorgie.

La cité s’étend sur 13 étages et abrite une église troglodytique en son cœur, le tout relié par de vastes galeries creusées dans la falaise. Les vestiges de la ville sont relativement bien conservés, malgré le tremblement de terre de 1283 qui en endommagea une partie.

Après quoi nous reprenons la route vers Tbilissi. Nous ferons un arrêt pour observer les lacs Paravani et Tsalka. Je n’ai pas grand chose à dire la dessus car, le stop est un peu sans intérêt. Pas de randonnée, rien, donc à revoir…

La soirée à Tbilissi est libre. Nous décidons en petit groupe d’aller faire des achats de souvenirs et de mets locaux (un peu d’eau de vie pour certain). Nous dînons tous ensemble en prenant plein de plats différents à partager pour manger une dernière fois les spécialités géorgiennes qui ont accompagné durant ce voyage.

Kachapuri
Kachapuri

Un voyage riche et intéressant entre culture et montagnes en Géorgie !

Conclusion

Si j’ai beaucoup aimé l’Arménie, je suis moins emballée par la Géorgie. C’était très beau mais vraiment différent.

Disons que j’ai aimé l’Arménie pour sa culture et son histoire. J’ai aimé la Géorgie pour ses paysages et ses montagnes.

Deux pays, deux ambiances différentes. De bien belles découvertes et de nouveaux projets en tête, pour revenir, qui sait, un jour dans ces deux pays !

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