L’ail des ours de la forêt à la cuisine

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Salut, après une balade en forêt où j’ai vu plein d’ail des ours, je me suis dit que je pourrai consigner ici les infos que j’ai sur cette plante médicinale.

Actuellement, c’est la pleine saison, on en trouve partout, mais attention, il faut prendre certaines précautions pour le cueillir.

Dans la forêt

Cueillir l’ail des ours :

Vous êtes en quête de cette plante sauvage, l’allium ursinum pour votre beurre aillé ou votre pesto, mais vous ne savez plus trop comment faire.

D’abord, cherchez un endroit humide et ombragé, c’est là que vous en trouverez en forêt, à proximité d’un ruisseau, par exemple. L’odeur va vous guider, car c’est une odeur assez forte qui se dégage du massif. En somme, vous allez vite avoir les mains qui sentent l’ail (de rien, c’est cadeau).

Ensuite, l’ail des ours, ce sont de longues feuilles entières, pas de dentelles ni rien, elles sont toute simples. Chaque feuille pousse individuellement, on peut donc les ramasser une à une.

Perso, je les reconnais aussi grâce aux fleurs, qui elles, arrivent environ un mois après la sortie des feuilles.

Toutes les parties de l’ail des ours sont comestibles, mais attention, et c’est là que je mets des plombes à savoir si je cueille bien l’ail des ours ou non. En effet, on peut confondre cette plante avec d’autres plantes qui sont elles, mortelles. Et en plus, elles peuvent pousser au milieu de l’ail des ours. En somme, quand j’ai un doute, je ne prends pas.

Distinction des plantes mortelles :

  • Le plus facile, selon moi, le muguet qui est mortel à faible dose. Ici, les feuilles sont plus épaisses au toucher et puis, elles poussent par deux, l’une étant clairement enroulée autour de l’autre.
  • Le colchique d’automne, qui est également mortel à faible dose. Les feuilles sont épaisses et plus arrondies au sommet que celles de l’ail des ours. Elles sortent de terre groupées.
  • L’arum maculé qui est toxique. Attention ici, car on le différencie bien de l’ail des ours, en effet, ses feuilles sont très différentes, mais du même vert et il pousse au milieu de l’ail des ours, donc on peut le cueillir sans faire exprès.

En gros, les conseils que j’ai lus sont de :

  • ne jamais cueillir par brassées pour éviter de prendre d’autres plantes, dont des plantes toxiques.
  • prendre les feuilles à maturité, seules et au ras du sol.
  • ne pas se fier à l’odeur, car après une première cueillette, on a l’odeur sur les mains…
  • privilégiez la cueillette pendant la période de la floraison, en effet, ses fleurs sont caractéristiques : petites et blanches à 6 pétales.

Ne prenez aucun risque, en cas de doute, il vaut mieux s’abstenir…  

  OK, maintenant, on sait le trouver en forêt, mais à quoi ça sert ? Eh bien, l’ail des ours, c’est bon contre le mauvais cholestérol, cela aide à faire baisser la tension artérielle et il a un effet antiseptique intestinal, en plus, il est super riche en vitamine C. Il tient son nom du fait qu’il sort au moment de la fin de l’hibernation des ours, qui s’en régalent à leur réveil. Il sort donc à la mi-mars, mais la floraison se fait en avril, juin. J’ai dit que tout était bon dans l’ail des ours, mais ne prenez pas le bulbe, comme ça, il y en aura de nouveau l’an prochain, c’est plus sympa.

 

Dans la cuisine

D’abord, on lave ce que l’on vient de cueillir et ensuite, on peut le manger cru ou cuit.

Cru

Je le coupe très fin et je le mélange avec d’autres herbes et graines et j’en fais un pesto maison. Super sur du pain frais. Ou alors ciselé pour agrémenter une salade.

Cuit

Super goût pour les quiches et tartes salées en garniture, ou encore sur des gratins.

Concernant l’haleine, bon, c’est de l’ail, donc même topo. On peut mâcher un peu de persil, boire un jus de citron ou de menthe pour neutraliser tout cela…

Et vous ? Vous cueillez ce que vous mangez ?   photos provenant de wikipédia.

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