Mosquées et balades à Istanbul

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Le deuxième jour à Istanbul, il faisait beau. Très beau. Genre soleil qui tape, lunettes de soleil vissées sur le nez, « tiens on enlève les manteaux ? »… Sauf qu’on n’est pas nés de la dernière pluie, et que notre première étape était la Basilique Citerne, ou Yerebatan Sarnıcı pour les intimes. Et là-dedans, je peux vous dire qu’on est loin des chaleurs estivales. C’est beau, c’est mystérieux, c’est humide, et surtout, c’est frais. Bienvenue dans une forêt de colonnes byzantines (336 exactement ! ), construites sous Justinien au VIe siècle. Et au fond, dans l’ombre… les fameuses têtes de Méduse ! Deux sculptures fascinantes, dont l’une est à l’envers et l’autre sur le côté — un vrai sujet de débat entre les historiens, mais surtout un excellent décor pour photos dramatiques. Tout au long du parcours des passerelles au dessus de l’eau, il y a des oeuvres contemporaines. C’était un très beau spectacle.

👉 En savoir plus sur la Basilique Citerne.

📚 Librairies, lustres et négociations

Sortis de cette ambiance de film mythologique, on a erré doucement dans quelques librairies. Oui, sans trop craquer. Presque. Il faut bien garder un peu de place dans la valise pour les tapis et les bijoux, non ?

Direction ensuite le quartier de Fatih Belediyesi, où on est tombés sur une sculpture représentant un ouvrier textile (Manifaturaci Draper), clin d’œil à l’histoire commerçante de la ville. Un petit passage par le Grand Bazar, évidemment, où j’ai entamé mon repérage pour un lustre (tu me connais) et surtout, la première séance de négociation. Le marchand a vite compris que j’étais là pour parler tapis et plafonniers, pas pour rigoler.

🕌 Pause mosquée et escaliers arc-en-ciel

Coup de cœur pour la Nouvelle Mosquée Rüstem Paşa, moins fréquentée que les stars comme la Bleue ou Sainte-Sophie, mais tout aussi charmante avec ses céramiques colorées. On a déjeuné tranquille sur la place, puis repris la marche… et pas qu’un peu. Direction le quartier de Cibali, l’un de mes coups de cœur du séjour : maisons colorées à souhait, escaliers peints façon arc-en-ciel, une église orthodoxe en pierre rouge sombre, et une synagogue (fermée, snif, j’avais oublié de prendre contact en amont).

Ce genre de quartier qu’on adore découvrir à pied, appareil photo en bandoulière, sans plan précis. Le bonheur.

🌊 Le Bosphore, les prières et la colonne mystérieuse

Le retour s’est fait tranquillement à pied, en longeant le Bosphore, puis en passant près du parc ITO et du pont Atatürk. L’appel à la prière a enveloppé notre balade d’un halo sonore magique. On s’est posés un moment dans l’herbe, les yeux fermés, le cœur apaisé. Avant de repartir, on a croisé la route de la colonne de Çemberlitaş, aussi appelée colonne de Constantin. Vestige romain en pierre rouge, elle date de 330 ap. J.-C. et trône là, fière et un peu cabossée, au milieu de la circulation. Oui, Istanbul, c’est ça : des siècles d’histoire posés entre deux embouteillages.

👉 À lire aussi : Mon premier jour à Istanbul (article précédent)

🏰 Topkapi, ou comment perdre 60 euros… avec le sourire

Troisième jour, on a joué les classiques : le palais de Topkapi. Alors là, petit coup de gueule touristique : 60 € l’entrée par personne, c’est un peu fort de café… turc. Mais bon, on a payé, on a râlé, puis on a dégainé l’audioguide et on s’est laissés embarquer.

Et franchement, le harem, avec ses mosaïques splendides, ses alcôves, ses fresques… c’était magique. On a exploré chaque salle, des cuisines aux salles du trône, en passant par les jardins où l’on a pique-niqué sur le pouce. Le luxe, la démesure et cette impression d’être dans une série historique grandeur nature.

Pause lecture l’après-midi dans un petit café, puis dernière balade dans le bazar en fin de journée. Juste avant la fermeture, on a surpris les chats endormis sur les coussins en vitrine. L’art de vivre stambouliote, en douceur.

📌 Bilan de ces deux jours :

  • Des kilomètres dans les jambes (merci les baskets),
  • Des images plein la tête,
  • Et toujours pas de lustre acheté (mais ça ne saurait tarder).

À suivre…

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