Douchanbé : mes premiers pas au Tadjikistan, entre monuments, plov et chaleur écrasante
Il y a des voyages qui commencent tranquillement, après une bonne nuit de sommeil et un petit-déjeuner pris avec vue sur un joli paysage.
Et puis il y a ceux qui commencent par une arrivée à 2 heures du matin à Douchanbé.
Bienvenue au Tadjikistan !
C’est ici, dans la capitale tadjike, que débute mon nouveau voyage en Asie centrale avec Allibert Trekking. Un périple qui doit nous conduire des montagnes du Tadjikistan jusqu’aux merveilles de l’Ouzbékistan et qui, je le sais déjà, va me réserver quelques surprises.
Mais avant les montagnes, les lacs et le trek, première étape : découvrir Douchanbé.
Arriver à Douchanbé en pleine nuit
Après le voyage depuis la France, nous atterrissons à Douchanbé aux alentours de 2 heures du matin.
C’est le moment des premiers bonjours un peu embrumés avec les autres membres du groupe et de la rencontre avec notre guide.
Et première surprise : il parle un français absolument impeccable.
Je reste toujours admirative devant les personnes capables de maîtriser notre langue, ses exceptions, ses conjugaisons, ses accords et toutes les petites absurdités grammaticales que nous-mêmes, Français, ne sommes pas toujours capables d’expliquer !
Nous rejoignons ensuite notre hôtel pour une mission relativement simple : douche, lit, sommeil.
Avec seulement trois heures de décalage horaire avec la France en été, je pourrais presque qualifier le jet lag de formalité.
Presque.
Parce qu’à 8 heures, après une nuit franchement courte, il est déjà temps de partir découvrir la capitale.
Douchanbé, une capitale qui voit grand
Je connaissais finalement assez peu Douchanbé avant d’arriver au Tadjikistan.
Et mes premières impressions sont assez éloignées de l’image que je m’étais construite dans ma tête.
La capitale possède de très larges avenues, d’immenses bâtiments officiels, de grands espaces verts et des perspectives parfois monumentales. La ville semble avoir été pensée pour laisser énormément d’espace autour des bâtiments et des monuments.
D’ailleurs, le programme de notre voyage avec Allibert Trekking présente justement Douchanbé comme une capitale moderne aux larges boulevards, avant de prendre la direction des monts Fann.
Une entrée en matière plutôt douce avant les journées de marche qui nous attendent !
Le monument Ismaïl Samani, symbole de Douchanbé
Impossible de découvrir Douchanbé sans passer par l’un de ses monuments les plus emblématiques : le monument dédié à Ismaïl Samani.
Émir de la dynastie samanide, Ismaïl Samani occupe une place particulièrement importante dans l’histoire et l’identité du Tadjikistan.
Le monument que nous découvrons a été érigé en 1999, à l’occasion du 1 100e anniversaire de l’État samanide.
Et il faut reconnaître qu’il est difficile de passer à côté !
La statue en bronze d’Ismaïl Samani mesure 13 mètres et se trouve sous une gigantesque arche surmontée d’une imposante couronne dorée. L’ensemble atteint 43 mètres de hauteur.
Si vous souhaitez approfondir son histoire, le site officiel du tourisme du Tadjikistan lui consacre une présentation détaillée.
C’est aussi l’un de ces premiers moments où je réalise que je suis arrivée dans une région du monde dont je connais finalement assez peu l’histoire.
Et c’est exactement ce que j’aime dans le voyage : arriver avec des connaissances très parcellaires et comprendre, petit à petit, les différentes couches historiques, culturelles et politiques d’un pays.
Le parc Rudaki… et ma grande histoire d’amour avec les fontaines
Nous poursuivons notre découverte dans le secteur du parc Rudaki, avec ses jardins impeccablement entretenus, ses longues perspectives, ses arbres et ses fontaines.
Sur le papier : promenade bucolique au cœur de la capitale.
Dans la réalité : opération survie.
Parce qu’il faut que je vous parle d’un personnage qui va nous accompagner pendant cette première journée.
La chaleur.
Et pas la petite chaleur sympathique qui donne envie de boire un verre en terrasse.
Non.
La chaleur qui vous fait sérieusement reconsidérer votre volonté de visiter une capitale à pied.
En quelques heures, notre groupe développe donc une stratégie particulièrement élaborée :
repérer un arbre → atteindre son ombre → repérer la fontaine suivante → atteindre la fontaine → se mouiller → recommencer.
Une bande de voyageurs parfaitement dignes, évidemment.
Enfin… jusqu’à la prochaine fontaine.
Des taxis électriques chinois dans les rues de Douchanbé
En circulant dans Douchanbé, un autre détail attire rapidement mon attention : les nombreux taxis et véhicules électriques chinois.
Notre guide nous parle alors de la présence économique grandissante de la Chine au Tadjikistan.
Un sujet beaucoup plus complexe qu’une simple histoire de voitures électriques : investissements, routes, infrastructures et exploitation des ressources naturelles font aujourd’hui partie des relations économiques entre les deux pays.
C’est l’un des aspects que je trouve passionnants lorsque je voyage : la géopolitique cesse soudain d’être quelque chose que l’on regarde uniquement sur une carte.
Elle devient visible.
Dans une route fraîchement construite. Via les voitures qui circulent. Ou les entreprises présentes sur le territoire. Et dans les échanges commerciaux.
Et parfois dans les explications d’un guide données simplement au détour d’une rue.
Mon premier plov au Tadjikistan
Mais passons à un autre sujet absolument fondamental lorsque je voyage : manger.
Et cette première journée m’offre ma première rencontre avec le plov.
Autant vous dire que la relation a immédiatement très bien commencé.
Le plov est l’un des grands plats traditionnels d’Asie centrale. On le retrouve notamment au Tadjikistan et en Ouzbékistan, avec des variantes selon les régions et les familles.
La base est généralement composée de riz, viande, carottes, oignons et épices, le tout cuisiné ensemble jusqu’à obtenir un plat généreux et parfumé.
Mon premier plov ?
Copieux.
Gourmand.
Réconfortant.
Et surtout franchement délicieux.
C’est exactement le genre de cuisine que j’aime découvrir en voyage : un plat populaire, généreux et intimement lié à la culture locale.
Et puisque je ne pouvais évidemment pas en rester là, je vous partagerai également une recette de plov sur le blog.
Se perdre dans le bazar de Douchanbé
Après le déjeuner, direction le bazar.
Et là, je suis dans mon élément.
Des étals de fruits secs, des épices, des odeurs inconnues, du chocolat, des produits locaux…
Nous goûtons une quantité assez impressionnante de fruits secs et je pourrais très facilement passer des heures à observer les produits et à essayer de comprendre ce que l’on mange.
Je pourrais dire que j’ai failli me perdre dans le bazar.
Ce serait faux.
Il est assez difficile de me perdre.
En revanche, me faire repartir d’un marché est beaucoup plus compliqué.
J’adore ces endroits parce qu’ils racontent souvent beaucoup plus de choses sur le quotidien d’un pays qu’un monument. On regarde ce que les habitants achètent, ce qu’ils mangent, comment les produits sont présentés et quels parfums remplissent les allées.
Le jardin botanique de Douchanbé… en mode cuisson lente
Notre programme nous conduit également au jardin botanique de Douchanbé.
L’endroit est agréable, verdoyant et offre une nouvelle parenthèse végétale au cœur de la capitale.
Du moins, c’est ce que j’aurais probablement écrit si mon cerveau n’avait pas été entièrement occupé par une seule question :
où est la prochaine fontaine ?
La chaleur est devenue tellement écrasante que j’ai malheureusement moins profité de la visite que je l’aurais voulu.
À ce stade de la journée, je ne visitais plus réellement Douchanbé.
Je reliais des points d’eau entre eux.
Une sorte de circuit touristique alternatif que je déconseille malgré tout de rechercher sur Google Maps.
Mes premières impressions sur Douchanbé et le Tadjikistan
Cette première journée à Douchanbé aura finalement été bien plus qu’une simple journée d’introduction avant notre trek.
Elle m’a permis de découvrir une capitale très différente de ce que j’imaginais : monumentale, verte, avec ses immenses avenues, ses symboles nationaux et une architecture qui raconte aussi l’histoire récente du pays.
Mais j’ai surtout cette sensation que j’adore au début d’un voyage.
Celle de ne pas encore comprendre complètement l’endroit où je viens d’arriver.
Je découvre les premiers plats, j’écoute les explications de notre guide, j’observe les rues, les habitants, les voitures, les bâtiments…
Je collecte les petites pièces d’un puzzle dont je ne vois pas encore l’image complète.
Et cette première journée n’est qu’un avant-goût.
Car dès le lendemain, nous allons progressivement quitter la capitale et prendre la direction des monts Fann.
Le véritable trek va commencer.
Et autant vous dire que Douchanbé et ses fontaines vont rapidement me sembler très, très loin…
Préparer un voyage au Tadjikistan
Si vous préparez vous aussi un voyage dans cette région d’Asie centrale, vous pouvez consulter les circuits au Tadjikistan proposés par Allibert Trekking ainsi que le site officiel du tourisme du Tadjikistan.
Et pour suivre la suite de mon périple, mes découvertes, mes bonnes surprises et probablement quelques péripéties supplémentaires, vous êtes au bon endroit sur Découvertes d’ici et d’ailleurs.
Prochaine étape : direction les montagnes du Tadjikistan et les monts Fann !



















