Une réflexion très personnelle autour d’Alice au Pays des Merveilles !
Je suis tombée l’autre jour sur un article qui m’a fait lever un sourcil (et moi, quand je lève un sourcil, c’est que ça cogite là-haut).
Il parlait de la scène la plus folle de Alice au Pays des Merveilles.
Vous savez, celle du Chapelier Fou, du Lièvre de Mars, du thé qui n’en finit pas et de l’ambiance délicieusement absurde.
Selon cette lecture un peu ésotérique et franchement assez poétique cette scène serait en réalité un rituel alchimique de haute magie. Rien que ça.
Et moi, évidemment, j’ai ajouté mes propres idées.
Le NON-anniversaire : et si c’était une question de liberté ?
Dans le film, ils ne souhaitent pas “Joyeux Anniversaire” à Alice.
Ils lui souhaitent un Joyeux NON-Anniversaire.
Et là, l’article expliquait que célébrer son anniversaire serait une forme de programmation :
– on ancre l’idée qu’on vieillit
– que le temps nous échappe
– qu’on s’inscrit dans une ligne droite vers le “plus vieux”
Alors que fêter son NON-anniversaire les 364 autres jours serait un acte de puissance : célébrer le présent, le moment opportun, le Kairos plutôt que le Chronos.
Bon.
Je ne sais pas si le Chapelier Fou est un mage alchimiste diplômé, mais je dois avouer que cette idée m’a parlé.
Moi et les anniversaires : confession
Je ne fête pas vraiment mon anniversaire.
Ce jour-là, j’aime ne pas travailler.
Et si je peux être en vadrouille, encore mieux.
Un trek en montagne.
Dormir dans un chalet.
Manger des pâtes.
Apprendre quelque chose.
Découvrir.
Être seule.
… En fait, comme tous les jours. 😅
Je fête peu les anniversaires en général.
Pas parce que je n’aime pas les gens au contraire.
Mais j’ai parfois l’impression d’une convenance.
Un “il ne faut pas oublier”.
Les groupes WhatsApp qui rappellent que “c’est l’anniversaire d’untel aujourd’hui”.
Et je trouve ça… comment dire…
Un peu sans vie.
Sans émotion.
Sans vraie attention.
En français on dirait peut-être “sans réelle sollicitude” ?
Mais ce n’est pas tout à fait ça.
J’ai parfois l’impression que si quelqu’un doit nous rappeler la date, c’est qu’on n’y pensait pas vraiment. Et si on n’y pensait pas… c’est que ce n’était pas si important dans notre cœur.
Je préfère penser à mes amis et ma famille 364 autres jours dans l’année.
Sans notification.
Sans rappel automatique.
Le thé, l’élixir et l’éternité
Dans cette lecture symbolique, la théière infinie serait le Vase d’Hermès.
Le thé deviendrait l’Aqua Vitae, l’eau de vie.
Boire le thé lors d’un NON-anniversaire, ce serait symboliquement renouveler son pacte avec la vie hors du temps.
Je trouve ça beau.
Pas dans un sens mystique absolu.
Mais dans l’idée que chaque jour est une célébration.
Chaque matin est une petite résurrection.
Toute découverte est une nouvelle naissance.
Et ça, ça me parle beaucoup plus qu’un chiffre.
Souffler sur la bougie : un acte symbolique
“Soufflez très fort sur la bougie, et le vœu s’accomplit !”
Le souffle serait le Pneuma, l’esprit.
La bougie, la matière.
Le vœu, la volonté.
Je ne sais pas si c’est de la haute magie…
Mais je crois profondément que l’intention change notre manière de vivre.
Et ça, je le constate partout où je voyage.
Dans les rides des visages croisés aux quatre coins du monde.
Ces rides que je trouve magnifiques.
Pas toutes, pas par principe.
Mais souvent.
Ce sont des cartes de vie.
Des marques d’expériences.
Des traces de soleil, de rires, d’épreuves, d’amour.
Je n’accorde pas tant d’importance à l’âge. Je ne me rappelle d’ailleurs pas souvent mon propre âge ahah. J’oublie. Ou bien chaque jour, chaque moment, chacune de mes énergies me donne un âge à ce moment précis.
Je regarde l’énergie.
L’esprit.
La façon d’être au monde.
C’est ça qui me touche.
Refuser la programmation… mais aimer le temps quand même
Je ne crois pas qu’il faille “refuser” le temps.
Mais peut-être refuser qu’il nous définisse.
Ne pas être “j’ai 30 ans donc je dois…”.
Ne pas être “à mon âge je ne peux plus…”.
Ne pas être “c’est trop tard”.
Je préfère être :
• curieuse
• en mouvement
• émerveillée
Un peu comme Alice, justement.
Et si on trinquait à nos NON-anniversaires ?
Alors voilà.
Je ne fête pas beaucoup les anniversaires.
Mais je célèbre mes non-anniversaires.
Quand je pars en trek, que je bois un thé seule face à une montagne. Surtout quand j’apprends quelque chose de nouveau ou quand je ris.
Lorsque je découvre un pays.
Et surtout quand je respire fort.
Peut-être que la vraie magie n’est pas dans la bougie.
Peut-être qu’elle est dans le souffle.
Alors aujourd’hui et tous les jours qui ne sont pas votre anniversaire souvenez-vous :
Vous n’êtes pas un chiffre, ni une date.
Mais vous êtes un mouvement.
Et ça, c’est infiniment plus vivant.

Joyeux NON-Anniversaire à vous !