C’est quoi être fort ?

Carnets Humeur

Spoiler : ce n’est pas ce que je croyais.

C’est quoi être fort ? Comme tout le monde, j’ai des soucis.

Des petits. Des gros. Des qui vont se résoudre vite. D’autres jamais. Et ceux-là, ils pèsent lourds. Très lourds.

Mais je n’en parle pas. À personne.

Mon cercle privé est extrêmement restreint. Très. Vraiment.

Il y a eu des jobs difficiles où il ne fallait rien montrer. Des projets délicats dans des pays pas toujours faciles. Des départs. Des ruptures amoureuses. Des ruptures amicales (celles-là font parfois plus mal, avouons-le).

Et j’ai appris très vite à accrocher un sourire de bouddha.

Je souris toujours. Tout le temps. Tout va bien. Toujours.

Il y a toujours des solutions.

Alors attention : sourire, ce n’est pas être niaise.

C’est ma force !

Je préfère avoir des rides aux joues que des rides de colère ou de tristesse.

Mais récemment, je me suis posée une question :

et si on se trompait complètement sur la définition de la force ?

Pleurer sans honte

On a grandi avec cette idée étrange que pleurer, c’était perdre le contrôle.

Les bébés pleurent. Les adultes gèrent.

Vraiment ?

Les bébés pleurent et… ils vont mieux après.

Nous, adultes, on stocke. On compresse. On ferme la vanne. On met un joli couvercle.

Et parfois, ce sont les larmes bloquées qui font le plus mal.

J’ai appris à les laisser sortir.

Parce que pleurer, ça libère la pression.

Et parce que pleurer, ce n’est pas être faible.

Oui parce que pleurer, parfois, c’est même un acte de courage.

Et puis on pleure de rire aussi, non ?

Donc on est d’accord que les larmes ne sont pas un problème en soi.

Je crois que la vraie force, ce n’est pas de ne jamais pleurer.

C’est de ne pas avoir honte de le faire.

Tomber sans mentir

Je déteste le mot “échec”.

Je préfère dire : essai qui n’a pas marché.

Rien n’est parfait du premier coup.

Un voyage se réajuste, tout comme un projet se modifie ou une relation évolue ou s’arrête.

Tomber, ça arrive.

Ce qui est épuisant, en revanche, c’est de faire semblant de ne jamais tomber.

J’ai longtemps dit que tout allait toujours bien.

Et souvent, c’est vrai : il y a toujours des solutions.

Mais parfois, je dis simplement :

“Non, ça ne va pas. Et ça passera.”

Pas besoin d’expliquer ou de masquer.

C’est un instant donné.

On ne peut pas toujours être celle qui porte tout.

Eh oui, on ne peut pas que donner.

Il faut recevoir aussi.

Et ça, c’est peut-être l’un des apprentissages les plus difficiles de ma vie.

Demander sans fierté

Personne ne sait tout sur tout.

On est tous le spécialiste de quelqu’un dans un domaine précis.

Et l’élève dans un autre.

Demander, ce n’est pas déranger.

C’est apprendre, partager et faire confiance.

Au début, je croyais que je dérangeais.

Que je devais savoir qu’il fallait gérer seule.

Aujourd’hui, je demande.

Parfois même quand je pourrais trouver seule mais jamais avant d’avoir cherché. Faut pas abuser non plus.

Parce que demander, c’est aussi une manière de dire :

“Je te fais confiance. Ton regard m’intéresse.”

Et dans mes voyages, c’est exactement pareil.

Je ne découvre jamais un pays seule.

Ce sont les gens qui me l’apprennent.

Les habitants. Les artisans. Les guides. Les rencontres.

Le monde extérieur m’a appris une chose essentielle : on avance toujours mieux ensemble.

La force, ce n’est pas le masque

Longtemps, j’ai cru que la force, c’était tenir.

Ne rien montrer.

Toujours rassurer.

Avoir le maxi sourire. Et je continuerai à sourire.

Parce que c’est moi que j’aime voir le beau. Que j’ai gardé cet esprit américain du tout est possible vas y fonce. Crois en toi. Ça va le faire. C’est fantastique. J’apprécie tout ce qui arrive de positif autour de moi !

Parce que je préfère les rides de joie.

Mais aujourd’hui, je sais autre chose.

La force, ce n’est pas le masque qu’on porte.

C’est le courage de l’enlever.

C’est accepter d’être humaine.

Imparfaite. Émotive. En apprentissage permanent.

J’explore des pays. Des cultures. Des paysages.

Mais le voyage le plus complexe, c’est celui à l’intérieur.

Et je crois que la vraie puissance, celle qui ne se voit pas sur les réseaux : c’est d’être alignée.

Authentique !

Et ça, normalement, ça se voit sur mon visage.

Même quand je souris. ✨

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