Réflexion d’une cyclo-touriste

Bonjour,

Aujourd’hui, je voulais vous partager le quotidien du cyclo-touriste, parce que beaucoup se demande comment on peut voyager de la sorte, ou encore aimer vivre ainsi.

C’est la liberté de mouvement que le vélo et les sacoches apportent qui y sont pour beaucoup, selon moi.Vous ne conservez que l’essentiel !

Le strict minimum.

Eh oui, car il faut porter cet essentiel, donc rapidement, on se débarrasse de tout ce que finalement, on a pas vraiment besoin 🙂

Deux tenues et deux paires de chaussures, une sur soi, l’autre qui reste toujours au sec et qui est la tenue de réconfort.

Des vêtements contre la pluie et le froid, une casquette, un casque, un livre ou une liseuse, une lampe frontale, le téléphone qui fait appareil photo et caméra, son câble de recharge, éventuellement un chargeur solaire et une batterie.

Le matériel de camping, matelas, sac de couchage, drap de soie, éventuellement un coussin.

Le matériel de cuisine, popote, réchaud et essence.

Des vivres pour un ou deux jours, plus lorsqu’il n’y a pas de liaison possible…

Tout ce qu’il faut pour la douche, une serviette et la trousse de toilette et un maillot de bain 🙂

Et puis la routine.

Faire du vélo, voir de belles choses, être à la portée des rencontres.

Trouver un coin avant la nuit où domir pour le soir, ou un camping lorsque le camping sauvage n’est pas autorisé.

Décharger le vélo, monter la tente, gonfler le matelas, installer les sacoches dans la tente, sortir le sac de couchage, faire à manger, souvent, se réchauffer avec une tasse de chocolat, mettre la nourriture à l’écart pour ne pas attirer les bêtes près de la tente, se laver, se changer et se mettre dans la tenue de confort, préparer l’itinéraire du lendemain, lire un peu et dormir.

Le matin, petit déjeuner le temps que la tente et le sac de couchage étendu dehors séchent un peu.

Dégonfler le matelas, ranger le matériel de camping et de cuisine, remettre les sacoches sur le vélo et reprendre la route.

Ces opérations de montage/démontage, n’exècent pas une heure tout compris, soit le même temps que l’on met pour se préparer avant d’aller au travail en vivant dans son appartement ou sa maison.

La vie à vélo c’est vraiment l’idéal, enfin selon moi.

Tout mon principe de wabi-sabi.

La solitude du cycliste me plaît beaucoup et j’ai hâte de pouvoir faire un petit séjour en solitaire en 2019 !

Bien sûr à deux, c’est sympa, on rigole bien et quand l’un a un coup de mou l’autre a de l’énergie.

Ce sont deux types de voyage différents. Tout aussi appréciable l’un que l’autre mais différent.

J’apprécie ma solitude et le silence, être avec moi même, égoïste diront certains, peu importe, j’aime tout autant faire des choses seules, comme aller au restaurant, au théâtre, voyager, faire du camping et du vélo que j’ai besoin d’être seule régulièrement pour recharger mes batteries et ma créativité 😉

Mais, c’est parce que j’aime bien partager aussi, que parfois, quand cela est possible, je pars en vadrouille avec mes amis.

D’ailleurs, j’ai pu faire quelques beaux voyages avec eux et c’est pour cela qu’actuellement, je partage le tour du monde avec Tony sur www.wishyouwerehere.fr

Je dois bien avouer que c’est par moment difficile de ne pas être seule, surtout pendant un an.

Mais un voyage d’une année complète, c’est une chance que je ne pouvais pas laisser passer et la partager avec Tony, c’était une sacré bonne idée.

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