Origami : renard, grue et légende

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Coucou, actuellement au Japon, je me suis essayée à l’origami.Origami : mot japonais qui signifie plier du papier.Ici, tout le monde ou presque, sait en faire.

Dans les écoles, le pliage du papier a des vertus pédagogiques, notamment pour la concentration mais aussi pour l’apprentissage des mathématiques…enfin pas pour moi.

C’est aussi un art et certains artistes ont, semble-t-il perdu le sens des proportions en réalisant une girafe de 4,38 m de haut, impressionnant !

L’origami le plus populaire, c’est la grue en papier. On la voit partout dans les temples et je me suis dit que puisque j’étais au Japon, je me devais d’apprendre à faire ce pliage, au moins celui-là !

On trouve des tutoriels sur YouTube, et je suis pas peu fière de vous dire que j’ai réussi à la faire du premier coup, ma jolie petite grue.

Après, j’ai cherché la signification de la grue, pourquoi est-elle aussi importante au Japon ? Et là, j’ai un peu remballé ma fierté du premier pliage.

Une légende dit : « Quiconque plie mille grues de papier verra son vœu exaucé. » Dans les temples, on trouve des guirlandes de mille grues, les Sembatsuru, que l’on peut acheté toute faite.

Oui, la grue, c’est un symbole de paix et elle est associée à la jeune fille japonaise Sadako Sasaki.

Elle avait deux ans quand la bombe a devasté Hiroshima. Elle était à deux km de l’explosion et elle n’a rien eu. En 1954 alors qu’elle fait de la course à pied de compétition, elle s’écroule de fatigue et de vertiges et ne peut plus se relever. Emmenée à l’hôpital, on lui diagnostique une leucémie, autrement dit le « mal de la bombe atomique ».

C’est l’une de ses amies qui lui parle de la légende des mille grues. Elle se mit alors à faire des pliages, espérant qu’une fois mille grues faites, les dieux lui permettent de guérir. Arrivée à 500 grues, elle allait beaucoup mieux, au point que les médecins lui permirent de rentrer chez elle quelques temps. Mais rapidement, elle fut de nouveau très mal.

Elle mourut le 25 octobre 1955, elle avait 12 ans et elle avait confectionné au total 644 grues de papier. L’histoire de Sadako eut un profond impact sur ses amis et sa classe. Ainsi, ils finirent, pour elle, de plier les 1000 grues. Ils continuèrent cette activité afin de collecter de l’argent en provenance des écoles japonaises pour construire une statue en l’honneur de Sadako et de tous les enfants frappés par la bombe.

La statue à la mémoire de Sadako se dresse dans le parc de la Paix à Hiroshima. Placée sur un piédestal en granit, elle tient une grue en or dans ses bras ouverts. A sa base cette inscription :
Ceci est notre cri.
Ceci est notre prière.
Pour construire la paix dans le monde

Du coup, plus que 999 pour moi…(oui, j’ai fait un petit renard aussi mais je dois me concentrer sur la production des grues.)

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