Se faire comprendre en Corée du Sud, s’adapter et apprendre la langue

Hey,

Nouveau pays pour mon tour du monde, je viens d’arriver en Corée du Sud.

C’est un pays qui me fait rêver depuis des années. Je devais le visiter durant l’automne avec une amie, il y a quelques années, mais je n’avais pas pu obtenir de congé durant cette période, et j’avais vécu ce voyage via le partage de cette amie.

Et son voyage aux couleurs automnales m’avait encore plus donné envie d’aller découvrir cette contrée.

Voilà chose faite. J’y suis et j’y reste six semaines.

Mais avant de découvrir le pays à vélo, je me suis intéressée à la langue.

J’ai acheté en ligne le guide Assimil pour me donner une idée, et j’en suis à la douzième leçon sur vingt-et-une.

C’est une langue assez facile à apprendre. Bien sûr avant tout, il faut intégrer l’alphabet. Enfin, les lettres et caractères propres au coréen. Le hangul ou chosŏn’gŭl (en Corée du Nord) est l’alphabet officiel coréen (du nord et du sud).

Cette langue a été créée par un roi et elle est dite simple et facile. C’est la treizième langue la plus utilisée au monde. Sa syntaxe est plutôt simple : sujet-objet-verbe.

Verbe à la fin, comme en allemand.

La place des mots a peu d’importance dans la compréhension des phrases, ce qui fait que l’on peut placer les mots un peu comme ils viennent, mais toujours en gardant le verbe en dernière position.

Le sujet est souvent omis, et lorsque l’on pose une question, seul le point d’interrogation apparaît à l’écrit et la voix s’élève à l’oral. Facile 😉

Pour la petite histoire, les qualités linguistiques de cette langue lui valent d’être parfois présentée comme le système d’écriture le plus scientifique au monde.

L’alphabet est inventé par le roi Sejong-le-Grand vers 1443, puis promulgué trois ans plus tard en remplacement des hanja, les caractères chinois utilisés jusqu’alors.
En 1504, il est interdit par son successeur, Yeonsangun, mais il sera à nouveau utilisé en 1894, et c’est vers la fin de la seconde guerre mondiale que son emploi se généralise. Grâce à cela, le taux d’alphabétisation devient parmi les plus élevés du monde dans les deux Corées.

Le 9 octobre, c’est le jour de la commémoration de la promulgation du hangul. En Corée du Sud, c’est un jour de fête appelé « journée du Hangeul ». En Corée du Nord, c’est la « journée du Chosŏn’gŭl », qui est célébrée le 15 janvier.

Le hangul comprend 40 lettres, appelées jamos et parmi les jamos, on distingue plusieurs catégories :

-Les consonnes de base (14)
-Les voyelles de base (10)
-Les consonnes doubles (5)
-Les voyelles composées (11)

Dans l’alphabet coréen, les consonnes et les voyelles sont séparées. Aucun mot ne commençant graphiquement par une voyelle, l’ordre des consonnes est le plus important, car c’est celui qui est utilisé pour classer les mots dans le dictionnaire. L’ordre des voyelles vient ensuite pour classer les mots commençant par la même consonne.

Quant à moi, pour l’instant, les réflexes japonais sont encore très vifs, et les « arigato » suivis de moultes révérences sont employés comme des tics. Il me faut changer cela rapidement.

Nous verrons, bien sûr, si j’arrive à mettre en pratique mon auto-formation au coréen et si l’on me comprend.

Découverte à suivre.

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