Wabi-sabi une tendance qui me va bien

Bonjour, je viens, enfin, vous parler de la tendance que j’apprécie beaucoup, le wabi-sabi.

C’est un concept spirituel japonais. Une philosophie de vie qui prône la simplicité, la sobriété, le minimalisme et le retour à l’artisanat.

C’est tout nouveau pour moi, mais c’est un changement qui me fait du bien, même si actuellement en tour du monde à vélo avec mes 15 kilos de bagages, je peux dire que je suis très minimaliste, j’aspire à continuer ce mode de vie lors de mon retour au travail et dans un lieu de vie plus fixe que mes changements de campement quotidien actuels.

Le wabi-sabi relie deux principes : wabi – solitude, simplicité, mélancolie, nature, tristesse, dissymétrie… et sabi – l’altération par le temps, la décrépitude des choses vieillissantes, la patine des objets, le goût pour les choses vieillies, etc.

Le wabi fait référence à la plénitude et la modestie que l’on peut éprouver face aux phénomènes naturels, et le sabi, la sensation face aux choses dans lesquelles on peut déceler le travail du temps ou des hommes.

Au Japon, on trouve l’illustration du wabi-sabi dans l’esthétique pour les pierres dans les jardins ou encore le travail des bonsaï.
Cette éthique apparaît au XIIe siècle ; la simplicité, la sobriété peuvent influencer positivement l’existence, et l’on est plus à même de reconnaître et ressentir la beauté des choses imparfaites, éphémères et modestes.

En fait, il s’agit de reconnaître la beauté qui réside dans les choses simples, imparfaites, et atypiques. En acceptant de s’ouvrir au Wabi Sabi, on va à contre-courant des modèles standardisés et artificiels modernes.
Le Wabi Sabi invite à la contemplation, et au détachement par rapport à la perfection, et ça fait du bien de ne pas chercher à être parfait, ou de plaire à tout le monde. On apprend à s’apprécier et à avoir confiance en soi, même si nos choix ne plaisent pas à nos proches, même s’ils sont incompris et non partagés, on avance pour soi et c’est un premier pas qui compte beaucoup.

Le Wabi-Sabi souligne le caractère irréversible du temps qui passe et l’aspect éphémère de toute chose, et c’est pour cela qu’il faut faire ce qui nous semble bon pour nous et ne pas trop s’attacher à ce que nos proches veulent pour nous, car ce n’est pas toujours compatible avec notre propre idée du bien-être et les regrets pèsent toujours beaucoup.

Comme dans beaucoup de courant japonais, philosophie, religion et décoration s’entremêlent. C’est aussi apprendre à aimer les défauts et trouver une beauté dans les choses, telles qu’elles sont.

En ce qui concerne les matériaux utilisés, ils sont bruts, les objets épurés et les couleurs naturelles. On recherche dans la décoration, le calme, le doux, le chaleureux, on pourrait penser au Hygge danois par exemple, mais il ne faut pas surcharger l’atmosphère et puis avec mes idées de zéro déchet, il ne faut pas beaucoup de chose.

Il faut avoir de l’idée et savoir détourner les choses, les recycler aussi.

Dans ce principe, pour les objets, on privilégie l’artisanat : assiettes en grès, plat en argile, tabouret en bois…
On tend vers le minimalisme, peu d’obtjet, chaque objet est unique et se trouve au coeur de la pièce, mais sans prétention aucune. Tout dans la maison peut être Wabi-Sabi, la cuisine, la salle de bain, les objets utilisés pour cuisiner…

A l’extérieur, on aime le jardin dans lequel on laisse pousser quelques mauvaises herbes. Une vieille maison à oiseaux, un hamac tressé pour lire au calme les soirs d’été…

L’esprit Wabi-Sabi invite à adopter un rythme de vie sain, tranquille, loin de toute l’agitation urbaine et de ses contraintes. Le Wabi-Sabi joue avec les imperfections et la nature même des choses qui nous entourent. Bois, acier, fer, lin, paille, laine… tout est recyclé, réutilisé et on ré-apprend à aimer les défauts naturels. C’est totalement zéro-déchet comme concept, j’adore !

Trois affirmations résument les valeurs spirituelles :

« La vérité découle de l’observation de la nature. La “grandeur” réside dans les détails discrets et négligés. La beauté peut être obtenue à partir de la laideur. »

Les préceptes philosophiques sont simples : se défaire du superflu, accepter l’inévitable et l’impermanence, ne pas chercher la perfection.

C’est un éloge de la singularité, et je crois que cela me convient tout à fait. En feng-shui, on dit que le wabi-sabi signifie se consacrer à l’essentiel, être pleinement soi – rien de plus, rien de moins.

En somme, « nous portons tous en nous tout ce dont nous avons besoin pour nous sentir beaux et heureux. Nous devons seulement diriger notre attention vers ce qui nous est essentiel ».

C’est grâce au wabi-sabi, que je tends, à devenir ce que je suis.

Mais attention, le Wabi-Sabi ne fait pas l’éloge du renoncement, du minimalisme contraint, mais au contraire, du choix éclairé, en accord avec l’essence de son être. C’est choisir ce qui nous rend heureux. Du coup, je suis pas obligée de jeter toutes mes paires de chaussures sous prétexte de wabi-sabi ou de minimalisme, si j’aime, je garde, mais je repense ma façon de consommer et pas seulement la mode.

Prendre conscience de ses besoins essentiels en termes de plaisir et de bonheur est le meilleur moyen de bien utiliser son temps, son énergie et d’apprécier sa singularité.

Ainsi, j’apprends à me détacher des pressions extérieures et je poursuis ma liberté 🙂

J’ai, de nouveau, des rêves et j’espère bien les réaliser !

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